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Dans les faubourgs de Tianjin, un imposant gratte-ciel, le Goldin Finance 117, s’élève majestueusement, témoin silencieux de l’ambition architecturale de la Chine des années 2010. Ce colosse de verre et d’acier, haut de 597 mètres, devait symboliser la prospérité d’un nouveau quartier d’affaires. Abandonné pendant une décennie, il est aujourd’hui le reflet des défis d’un secteur immobilier en quête de stabilité. Alors que le chantier redémarre, les enjeux économiques et politiques de cette relance suscitent de nombreuses interrogations.
Une prouesse d’ingénierie stoppée net par la crise
Le Goldin Finance 117, initié en 2008, devait devenir le plus haut gratte-ciel de Chine. Conçu pour résister aux forces naturelles grâce à des méga-colonnes, il avait pour vocation d’abriter un hôtel de luxe et des bureaux ultramodernes. Sa silhouette élancée, inspirée d’une canne de marche, devait incarner un nouveau symbole pour Tianjin. Malheureusement, en 2015, la crise financière chinoise interrompt brutalement le projet. La société promotrice, Goldin Properties Holdings, est placée en liquidation, et son fondateur perd sa fortune. Depuis, l’immeuble, terminé à l’extérieur mais vide à l’intérieur, est devenu le plus haut bâtiment inhabité de la planète.
Le Goldin Finance 117, une relance politique plus qu’économique
Dix ans après son arrêt, le chantier du Goldin Finance 117 reprend vie. Les autorités, soucieuses de redorer le blason du secteur immobilier, ont délivré un nouveau permis de construire avec un budget de 569 millions de yuans, soit environ 66 millions d’euros. Cette relance s’inscrit dans une stratégie politique visant à restaurer la confiance publique. D’autres projets abandonnés, comme la tour Greenland à Chengdu, bénéficient également de ce regain d’intérêt. Le gouvernement central espère que ces supergratte-ciels incarneront la résilience face aux difficultés économiques. Toutefois, cette stratégie mise plus sur l’image que sur la rentabilité réelle des projets.

Un avenir incertain pour un colosse mal ancré dans le réel
En 2020, la Chine a imposé des restrictions sévères sur la construction de gratte-ciels dépassant 500 mètres, mais Goldin Finance 117 échappe à cette réglementation grâce à son ancienneté. Cependant, le contexte économique reste incertain. Le marché immobilier chinois est saturé, en particulier dans le secteur des bureaux et de l’hôtellerie haut de gamme. Les taux d’occupation stagnent et les ventes ralentissent, compromettant la rentabilité potentielle de l’édifice. L’ensemble du projet devait intégrer un pôle financier, des villas et un club de polo. Rien ne garantit aujourd’hui que ces infrastructures verront le jour. La question se pose de savoir si la hauteur et la grandeur suffiront à attirer investisseurs et locataires.
Alors que le Goldin Finance 117 s’élève à nouveau vers les cieux, une question demeure : ce géant architectural pourra-t-il réellement incarner le renouveau économique espéré, ou restera-t-il un symbole de l’excès d’une époque révolue ?






J’espère que cette fois-ci ils ont un plan solide pour finir le bâtiment !
Pourquoi ont-ils attendu si longtemps pour reprendre le chantier ?
597 mètres… c’est vraiment impressionnant mais est-ce vraiment nécessaire ?
Je suis curieux de savoir combien de temps il faudra pour achever ce gratte-ciel.
Espérons que cette fois-ci, il ne restera pas vide à l’intérieur ! 😅
Ah, la Chine et ses tours géantes ! Toujours plus haut !
Ce projet est-il vraiment une priorité pour la population locale ?