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En Australie, le mystère des cercles de fées s’éclaircit

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Habituellement observés en Namibie, des cercles de fées – de petites aires circulaires sans végétation à l’origine inconnue – ont été découverts en Australie.

Présents dans les prairies du Sud-Ouest de l’Afrique australe, les cercles de fées sont de petites aires circulaires à l’origine mystérieuse. Alors que de nombreuses théories ont été avancées pour expliquer le phénomène, – pluies de météorites, radioactivité, un sol toxique, la présence d’une espèce particulière de termite ou des remontées de gaz – la découverte toute récente de cercles de fées en Australie donne de nouveaux indices pour lever le voile sur ce mystère naturel.

Un manque d’accès à l’eau

Alors qu’ils s’étendent sur une surface de plus de 1000 kilomètres carrés, les cercles de fées découverts en Australie, près de la ville minière de Newman, présenteraient des similitudes avec ceux d’Afrique. D’après l’analyse des sols de la région, la théorie des termites est à exclure, selon Stephan Getzin, membre du Centre Helmholtz de recherches environnementales. “Là-bas, nous avons trouvé dans la majorité des cas, aucun nid dans les cercles et contrairement à la Namibie, les termites de sable n’existent pas en Australie” explique-t-il dans la revue PNAS.org.

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Crédit photo: Wikimedia – Thorsten Becker

Selon les récentes découvertes du chercheur, le développement de ces mystérieuses aires circulaires s’expliquerait par une organisation des plantes en fonction des propriétés des sols et de leur capacité à laisser s’infiltrer l’eau dans les zones arides. D’après les résultats, l’analyse des sols aurait “révélé de forts contrastes en termes d’infiltration en eau entre les zones de végétation et celles avec du sol dur”.

En d’autres termes, le phénomène trouverait son explication dans un manque d’accès en eau et en nutriments, qui créait une compétition entre les végétaux et un développement inégal sur l’ensemble des sols. Un modèle également valable en Namibie.

Crédit photo principale : Wikimedia – Thorsten Becker

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