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« On fabrique de l’électricité avec de la Lune » : un ingénieur dévoile la réussite d’une cellule photovoltaïque conçue à partir de poussière lunaire authentique

Bastien Rouquette Par Bastien Rouquette
4 min de lecture
« On fabrique de l’électricité avec de la Lune » : un ingénieur dévoile la réussite d’une cellule photovoltaïque conçue à partir de poussière lunaire authentique
Illustration de la création de cellules photovoltaïques à partir de poussière lunaire. Image réalisée par IA.
EN BREF
  • Les chercheurs exploitent le régolithe lunaire pour créer des cellules photovoltaïques, réduisant ainsi la dépendance terrestre.
  • Une innovation utilisant la pérovskite permet des cellules solaires légères et efficaces pour les missions spatiales.
  • Malgré une pureté réduite du verre lunaire, un rendement de 12 % a été atteint, avec des perspectives d’amélioration.
  • La production de panneaux solaires sur la Lune pourrait révolutionner l’exploration spatiale, avec des applications potentielles sur Mars.

Les missions Apollo ont marqué l’histoire par leurs découvertes et leurs anecdotes fascinantes, mais elles ont aussi laissé derrière elles des ressources inestimables. Le régolithe lunaire, cette fine poussière qui recouvre la surface de la Lune, est désormais au centre de nombreuses recherches. Grâce à ses riches composants en silicium, fer et hélium, il pourrait jouer un rôle crucial dans l’alimentation des futures bases lunaires. Des chercheurs et des start-up innovantes envisagent d’exploiter cette matière première directement sur place. L’idée est non seulement de réduire les coûts, mais aussi de favoriser l’autosuffisance des missions spatiales à venir.

Le potentiel énergétique du régolithe lunaire

Le régolithe lunaire, source de nombreuses convoitises, pourrait devenir un atout majeur pour les missions spatiales du futur. Felix Lang, de l’Université de Potsdam, a vu dans cette poussière un potentiel énergétique inexploité. Avec son équipe, il a conçu une cellule photovoltaïque utilisant le régolithe, transformé en verre lunaire. Ce procédé permettrait d’alimenter en énergie les installations lunaires futures. L’innovation réside dans l’utilisation de matériaux directement accessibles sur la Lune, limitant ainsi la dépendance envers les ressources terrestres.

Ces cellules utilisent un cristal appelé pérovskite, connu pour sa légèreté et son efficacité. La pérovskite permettrait de réduire drastiquement le poids du matériel à transporter, un avantage considérable pour les missions spatiales. Selon les estimations, une surface de 400 mètres carrés de cellules solaires ne nécessiterait qu’un kilogramme de pérovskite. Cette découverte ouvre la voie à des applications énergétiques révolutionnaires sur des bases lunaires.

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Des rendements prometteurs malgré les défis

La fabrication de cellules photovoltaïques à partir de régolithe lunaire présente des défis techniques, notamment en termes de pureté du matériau. L’équipe de Felix Lang a travaillé avec une version synthétique du régolithe, sans le purifier, pour simuler les conditions lunaires réelles. Malgré cette contrainte, les chercheurs ont réussi à obtenir un rendement énergétique de 12 %. Bien que ce chiffre soit inférieur aux 26 % des cellules solaires en pérovskite terrestres, il représente une avancée significative.

La méthode utilisée par les chercheurs consiste à faire fondre le régolithe pour créer du verre lunaire, qu’ils combinent ensuite avec la pérovskite. Cette technique, bien que prometteuse, nécessite des améliorations pour augmenter le rendement et la transparence du verre lunaire. Les chercheurs visent à optimiser ce procédé pour atteindre les performances des cellules solaires terrestres, tout en s’adaptant aux contraintes lunaires.

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Vers une production lunaire de grande envergure

Le succès de ces cellules photovoltaïques rudimentaires soulève la question de leur production à grande échelle sur la Lune. Felix Lang et son équipe envisagent diverses méthodes, comme l’utilisation de grands miroirs pour concentrer la lumière solaire et faire fondre le régolithe. Ce procédé pourrait s’avérer crucial pour produire des quantités suffisantes de verre lunaire, nécessaires à la création de panneaux solaires.

Le développement de cette technologie pourrait également transformer le secteur spatial. Lancer des satellites depuis la Lune serait moins énergivore que depuis la Terre, ouvrant de nouvelles perspectives économiques et technologiques. À plus long terme, l’équipe de chercheurs envisage d’étendre ce procédé à d’autres corps célestes, comme Mars, où la poussière pourrait être utilisée de manière similaire.

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Le futur des cellules photovoltaïques extraterrestres

Alors que la technologie de production de cellules solaires à partir de régolithe lunaire continue de progresser, elle pourrait transformer notre approche des missions spatiales. L’auto-suffisance énergétique sur des bases lunaires ou martiennes n’est plus un rêve inaccessible, mais un objectif réalisable. Cette avancée pourrait également réduire les coûts et les risques associés au transport de matériaux depuis la Terre.

La question reste de savoir comment ces innovations seront intégrées dans les plans futurs des agences spatiales et des entreprises privées. Ces nouvelles technologies pourraient-elles révolutionner notre manière d’explorer l’espace et de gérer nos ressources énergétiques extraterrestres ?

L’auteur s’est appuyé sur l’intelligence artificielle pour enrichir cet article.
Bastien Rouquette

Écologie, société et futurs possibles

Bastien Rouquette

Bastien Rouquette est ingénieur en génie énergétique et a travaillé dans un bureau d'études spécialisé dans les bâtiments basse consommation. Il écrit pour VivreDemain.fr sur les énergies renouvelables, les transports, les économies d'énergie et l'architecture durable. Il se rend au travail en train et à vélo pliant.