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Cigarette électronique = cancer, les scientifiques sont formels

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La cigarette électronique pas si innocente que ça - Crédits photo : Flickr

Mise en avant au début des années 2010 pour son faible pouvoir nocif sur notre santé la cigarette électronique semble au final être bien loin du magnifique tableau dessiné par les industriels. Selon les conclusions d’une très récente étude menée sur un échantillon assez restreint de sujets, la cigarette électronique serait à l’origine de la destruction du matériel génétique de l’homme, et donc potentiellement cancérigène.

La cigarette électronique à l’origine de lésions sur les cellules de la bouche

D’après le docteur Silva Balbo qui a coordonné l’étude, si les résultats de sa récente enquête pointent tous dans la direction du caractère cancérigène de la cigarette électronique, comparer cette dernière à la cigarette traditionnelle revient en fait à comparer des pommes et des oranges.

En effet, si les deux sont cancérigènes la cigarette électronique fait cependant moins de ravages que la cigarette traditionnelle. Ses travaux ont réussi à isoler dans la salive de sujets ayant consommé 15 minutes durant de la cigarette électronique trois substances nocives et capables d’entraîner de lésions sur les cellules de la bouche.

Il s’agit du formaldéhyde, du méthylglyoxal et de l’acroléine. Toutes trois altèrent le matériel génétique des cellules buccales, ce qui peut à terme conduire au développement d’un cancer.

Schéma technique d’une cigarette électronique – Crédits photo : Wikimedia Commons

Comme nous l’avions si brillamment expliqué dans ce dossier consacré au cancer du sein, l’altération du matériel génétique des cellules fait partie des mécanismes précurseurs des processus cancérigènes.

Une étude plus poussée et approfondie sur les rails

Les résultats de l’étude du docteur Balbo sont cependant à contraster. Compte tenu du nombre restreint des sujets de son échantillon, soit 5 au total. Le scientifique prépare du coup une étude à plus grande échelle.

Cependant quoique relativement peu exploitables les résultats de la première étude du docteur Balbo ont permis d’encourager les chercheurs à se pencher sur la question de l’e-cigarette.