Accueil Alimentation Peau de porc et os broyés : que cache la gélatine des bonbons ?

Peau de porc et os broyés : que cache la gélatine des bonbons ?

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Crédit photo : Pexels - Pixabay

Les bonbons, les enfants et les grands en raffolent. Le principal ingrédient de la plupart d’entre eux est la gélatine. Et, bien souvent, elle est d’origine animale. Que cache-t-elle ?

Des os et des tendons broyés, entre autres

Les bonbons comme les oursons, les fraises, les crocodiles et même les yaourts allégés doivent leur texture particulière à la gélatine. Ces friandises consommées au quotidien, tout le monde ou presque en raffole. Pourtant, un problème se pose. La gélatine qui gélifie et épaissit ces produits est fabriquée à partir de produits animaux.

Les origines de la gélatine animale dans une vidéo Brut :

Les tissus de poissons, de bœufs et de porcs sont utilisés dans la majorité des cas. Pour obtenir cette substance, les os, les tendons et la peau sont broyés avant d’être chauffés dans de l’acide chlorhydrique. Au terme de ce processus, une substance translucide sans goût ni odeur prend alors forme. Il s’agit de la gélatine que l’on retrouvera dans la composition des bonbons, notamment.

L’origine animale rarement mentionnée sur les étiquettes

L’origine animale de la gélatine n’est bien souvent pas mentionnée sur les étiquettes des produits. Cette substance est d’ailleurs vivement critiquée par les associations de défense des animaux. Un fournisseur de la marque Haribo situé en Allemagne a été accusé d’élever des porcs dans leurs excréments, et parfois même sans eau potable. À leurs côtés, des porcs malades destinés à finir en gélatine.

gélatine
Crédit photo : Skeeze – Pixabay

Pourtant, il existe des gélifiants qui ne proviennent pas de produits animaux. Par exemple, l’agar-agar, l’amidon de pois ou de maïs peuvent se destiner à cet usage. L’agar-agar est un gélifiant naturel que l’on obtient à base d’algues. En 2015, on estime que toutes les industries réunies ont produit 412 700 tonnes de gélatine animale. Certaines associations dénoncent donc une utilisation obsolète de ce produit, et les conditions d’élevage parfois cruelles dans lesquelles les animaux doivent vivre.

Source :

Francetvinfo