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L’Assemblée nationale refuse d’inscrire la sortie du glyphosate dans la loi

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Crédit photo : hpgruesen - Pixabay

Emmanuel Macron avait promis que l’interdiction d’utiliser du glyphosate serait effective lorsque des alternatives seraient trouvées. Pourtant, dans la nuit du 28 au 29 mai, l’Assemblée nationale a rejeté les amendements liés à la sortie du produit.

Quel avenir pour le glyphosate ?

Le glyphosate est un pesticide produit par Monsanto et utilisé dans l’agriculture. L’Organisation mondiale de la santé l’a d’ores et déjà qualifié de cancérogène probable. Cela fait bien longtemps que ce produit ne fait plus l’unanimité. Les associations et bon nombre de consommateurs réclament son interdiction.

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Crédit photo : Vladimir Malyutin – Unsplash

En 2017, Emmanuel Macron avait affirmé que le glyphosate serait interdit dans un intervalle maximal de trois ans, ou dès que des alternatives seraient trouvées. Pourtant, les amendements proposés pour interdire le glyphosate et le faire sortir de la loi agriculture et alimentation ont été rejetés par l’Assemblée nationale. Des députés La République En Marche ont également voté dans ce sens. L’institution préfère attendre qu’un substitut soit proposé aux agriculteurs avant de faire sortir ce produit de la loi.

L’utilisation de ce produit fait débat

Le glyphosate est un principe actif du produit « Roundup » produit par Monsanto. Ses effets sur l’environnement et la santé des consommateurs font aujourd’hui débat. Dans certains pays, des plaintes ont été déposées contre la firme à la suite de problèmes de santé. Des personnalités se sont aussi érigées contre Monsanto, comme Neil Young.

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Crédit photo : hpgruesen – Pixabay

Ainsi, les amendements qui posaient un terme au glyphosate à la date du 1er juillet 2021 ont été rejetés en bloc. Certains des amendements proposés étaient issus de la commission du développement durable de l’Assemblée, ainsi que de l’ex-ministre Delphine Batho. Le député LREM Jean-Baptiste Moreau est agriculteur. Pour lui, inscrire cette date dans la loi signifie relancer les tensions autour du produit. Il craint un conflit avec ses homologues. D’autre part, le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert explique que la recherche d’alternatives bat son plein.