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Des chercheurs ont trouvé une « zone morte » sans oxygène dans le golfe d’Oman

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Crédit photo : Jeremy Bishop - Unsplash

Dans le golfe d’Oman, des scientifiques ont trouvé ce qu’ils appellent une « zone morte » d’une taille impressionnante. L’absence d’oxygène empêche l’existence et le développement d’une vie sous-marine.

Une zone morte dépourvue de vie

Un scientifique de l’université britannique d’East Anglia, Bastien Queste, explique que les recherches dévoilent une situation critique. Non seulement la zone morte trouvée dans le golfe d’Oman est grande, mais elle continue de s’agrandir. L’étude publiée dans le Geophysical Research Letters stipule que cette zone dépourvue de vie animale et végétale est d’une taille plus grande que celle de l’Écosse.

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Crédit photo : Riccardo Gazzin – Unsplash

Les zones mortes sont aussi appelées zones hypoxiques. Elles représentent des régions océaniques dans lesquelles le taux d’oxygène est extrêmement faible. Cela entraîne l’asphyxie des espèces animales et végétales. Si leur développement est naturel entre 200 et 800 mètres sous la surface, le réchauffement climatique l’aggraverait. Le communiqué de l’étude explique que les eaux chaudes moins riches en oxygène et les eaux usées chargées d’engrais et de produits toxiques ont une grande part de responsabilité dans ce phénomène.

Des recherches qui auront duré huit mois

Les chercheurs de l’université Sultan Qaboos d’Oman et d’East Anglia ont souhaité évaluer la situation actuelle du golfe d’Oman. Durant huit mois, ils y ont envoyé des robots sous-marins mesurant la taille d’un humain. Les machines sont capables de plonger à 1 000 mètres de profondeur et de parcourir des milliers de kilomètres. Ils ont ainsi fait une découverte très inquiétante.

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Crédit photo : Caleb George – Unsplash

Les robots sont alors parvenus à localiser une zone morte, où l’oxygène est presque totalement absent. Cette zone est plus grande que l’Écosse. En raison du nombre d’échantillons trop faible, les modèles climatologiques sont souvent amenés à surestimer les concertations en oxygène dans les océans. Ainsi, ils en viennent à sous-estimer la dénitrification, soit la perte en azote de l’eau. Aujourd’hui, les chercheurs ont pris la véritable mesure du problème.

Source :

Francetvinfo