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Le Golfe du Mexique déclaré zone morte et la plus grande catastrophe écologique des océans

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Golfe du Mexique
Crédit photo : Jeremy Bishop - Unsplash

Déclaré “plus grande catastrophe écologique des océans”, le Golfe du Mexique ressent les effets néfastes d’une agriculture dévastatrice.

L’état alarmant des eaux du Golfe du Mexique

Les premiers témoins de cette dévastation sont les pêcheurs. Ainsi, ils constatent chaque jour, que les poissons (crevettes et autres produits de la mer) sont plus petits et de moins en moins nombreux. Les ressources pêchées se réduisent considérablement chaque saison. Auparavant, les eaux du Golfe étaient de couleur turquoise et regorgeaient de poissons multicolores. Désormais, elles sont dépourvues de vie et leur couleur est trouble et sombre.

Des scientifiques plongent régulièrement depuis dix ans dans les eaux du Golfe du Mexique. Les données qu’ils collectent sont alarmantes. La teneur en oxygène des eaux du large est quasiment nulle, même en surface. Sans oxygène, la vie aquatique est tout simplement condamnée. Ainsi, c’est toute la biodiversité du Golf du Mexique qui est en train de mourir d’asphyxie. Cette côte paradisiaque au sable blanc est aujourd’hui déclarée “zone morte” par les spécialistes.

Gofle du Mexique
Crédit photo : Skeeze – Pixabay

La cause : l’agriculture et l’empoisonnement du Mississippi

L’empoisonnement du fleuve Mississippi est à l’origine de la catastrophe écologique qui se joue sur les côtes de la Louisiane. Ses eaux subissent les effets néfastes des pesticides utilisés pour les différentes cultures, dont celle du maïs. Polluées, saturées en pesticides et en fertilisants en tout genre, les eaux du Mississippi se jettent directement au large et balaient ainsi toute vie sur leur passage.

Pour la plupart, les agriculteurs ne se sentent pas réellement concernés. Pour certains, qui sont situés à plus de 1000 kilomètres des côtes, le problème semble encore bien lointain. Des solutions visant à filtrer les eaux rejetées dans le fleuve commencent à émerger. Seulement, leurs coûts souvent élevés, la volonté de changement des exploitants agricoles est encore très fragile. Quelques-uns se disent prêts à changer, à condition que le gouvernement les aide à financer ces changements de pratiques. Pour d’autres, le chemin semble encore long.

Source :

Francetvinfo