Nous avons passé le point de non retour pour stopper le changement climatique

Nous avons passé le point de non retour pour stopper le changement climatique

Les objectifs fixés lors de la COP21 pour limiter la hausse de la température ne seront pas tenus si les pays ne s’engagent pas à faire plus d’efforts !

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Une étude publiée tout récemment affirme que nous avons manqué notre chance d’arrêter sérieusement le changement climatique. L’objectif de hausse de température fixé à 1,5°C en décembre dernier par l’accord de Paris n’y fera rien, nous avons déjà bel et bien raté le coche.

Maintenant, la course est lancée pour limiter les dégâts à 2°C à l’échelle mondiale par le biais d’une transition énergétique visant à abandonner les combustibles fossiles pour des sources d’énergie renouvelables. Mais sur ce front les signes ne sont, là encore, pas très reluisants.

Les pays devront faire beaucoup plus qu’ils s’y sont engagés à la COP21

Les chercheurs d’une équipe de l’Institut international pour l’analyse des systèmes appliqués (IIASA), basé en Autriche, ont examiné les engagements présentés par les 195 pays qui ont signé l’accord de Paris en 2015, et ont calculé le niveau du réchauffement de la planète que cela allait être susceptible d’engendrer. Leur étude a été relayée par la revue scientifique Nature.

Il semble qu’on soit parti sur un rythme qui atteindra entre 2,6 et 3,1°C d’augmentation de la température d’ici la fin du siècle, ont conclu les chercheurs, mais seulement si les réductions prévues d’ici à 2030 sont poursuivies au cours des 70 années suivantes. Les espoirs de limiter la hausse de température à 1,5°C d’ici 2100 semblent avoir déjà disparus, alors que le seuil de 2°C est également menacé, si les pays ne promettent pas de réduire leur consommation de carbone plus qu’ils s’y sont engagés.

Les pays doivent prendre d’importantes nouvelles mesures avant 2030

« Pour tenir les objectifs, nous aurions besoin de prendre des mesures beaucoup plus strictes après 2030, ce qui conduit à des réductions d’émissions d’environ 3 à 4 pour cent par an à l’échelle mondiale », a expliqué un membre de l’équipe, Niklas Höhne, de l’Université de Wageningen aux Pays-Bas.

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« Mais dans la pratique, le passage à de telles réductions strictes juste après 2030 serait difficile, et demandera du temps, » at-il ajouté. « Cela signifie que pour assurer la possibilité de répondre à ces objectifs, les pays doivent prendre d’importantes nouvelles mesures avant 2030. »

Espérons que cette étude agira comme un avertissement. Une hausse des températures de 3°C provoquerait une élévation des eaux de 6 mètres au dessus du niveau de la mer sur plusieurs siècles, ce qui obligerait des centaines de millions de personnes à se déplacer. Les nations situées au niveau des océans (les nations insulaires) étaient la raison de limiter la hausse des températures à 1,5°C dans l’accord de Paris, mais il semble que leurs espoirs d’atteindre cet objectif est maintenant tombé à l’eau.

L’accord de Paris fait état que les pays devraient améliorer leurs objectifs au fil du temps à partir de 2020, mais ce nouveau rapport indique que ces améliorations vont devoir être considérables pour éviter une hausse de plus de 2°C.

L’équipe derrière l’étude a également appelé les pays à être plus précis sur leurs objectifs d’émission carbone dans les années à venir, estimant que les imprécisions dans l’accord de Paris ajoutent environ 6 milliards de tonnes de CO2, soit le total d’émission carbone émis par les Etats-Unis en 2012.

Nous devons prendre des mesures drastiques maintenant, ou faire face aux conséquences.

Crédit photo principale : Flickr – Grant Neufeld


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